Vendredi 20 mai

Dans le bourg de Ploeven, vous pourrez retrouver trois solos de musiciens hors normes pour une soirée ”Pass Murailles – Cabinet de curiosités” avec Gaspar Claus, L’Ocelle Mare et Will Guthrie.

DÉBUT DES CONCERTS À 19 H

L’OCELLE MARE . café barazin

L'ocelle Mare au festival Sonic Protest 2011

Le projet solitaire de Thomas Bonvalet a d’abord été centré sur la guitare classique, prenant des formes courtes, dynamiques et abruptes et se limitant exclusivement aux possibilités acoustiques de l’instrument. Une posture radicale constamment menacée de se mettre dans l’impasse, se voyant contrainte à la métamorphose et au mouvement. L’instrument est ainsi devenu de moins en moins identifiable, absorbant et déviant de leur usage les objets sonores présents en marge (métronomes, diapasons, etc.), intégrant le souffle et les sons résultants du geste instrumental premier, se fragmentant et tentant de faire apparaître une nouvelle figure fugace. L’amplification a elle aussi pris peu à peu une place essentielle dans ce nouvel instrumentarium/organisme. Il reste cependant cette même voix sous-jacente et cette grande considération pour les détails, la tension et les possibles points de surgissement.

GASPAR CLAUS . église st méen

gaspar-claus-(c)-Josu_SM

Lire entre les notes. Faire entendre ce qui respire et ce qui grouille en permanence au fond de toute musique. Peut être s’agirait il d’un violoncelle dans tous ses états si la volonté était simplement d’en montrer toutes les possibilités sonores, tous les assemblages rythmiques, mélodiques, harmoniques. Mais ce n’est pas cela qui cherche ici à prendre la parole. C’est la quête d’une fonction primaire de la musique, une volonté puissante d’échapper au monde, à soi, au moyen d’une exploration à l’aveugle, d’un long morceau emprunté aux limbes sans fond de la joie d’écouter le son dans ses moindres détails. Du bois, des crins de chevaux, de l’acier, des boyaux d’animaux. Ce qui sonne et fait sonner ce violoncelle se met le temps d’un concert au service d’une cérémonie musicale baigné de chamanisme, de rock à l’état brut, de répertoire classique, de profane et de sacré. Plongé dans la pénombre, assis à même le sol, au plus proche de l’instrument lui même s’il le désire, l’auditeur est convié à un voyage aux confins de ses mondes, extérieurs et intérieurs.

 

WILL GUTHRIE . café barazin

will-guthrie-black-whiteQuiconque l’a déjà vu en concert sait combien cet homme est multiple. L’émigrant australien a posé ses valises à Nantes en 2004. Il a depuis gravé son empreinte parmi celles des plus singuliers batteurs et/ou percussionnistes qui martèlent l’espace sonore des musiques expérimentales de par le globe. Avec son approche brute et pourtant érudite de l’instrument, on oublie la technique, on écoute la musique…